Organisé par des Dunkerquois
Organisé par des Dunkerquois pour des Dunkerquois, ce carnaval annuel surprend le parisien
par sa spontanéité, la ferveur des participants et surtout l’authenticité globale de l’évènement dont les origines se perdent dans la nuit des temps.
Placé sous le signe de l’inversion, étendu à toute la région et couvrant un temps très long,ces festivités obilisent tous les habitants qui deviennent pour un week-end des « masquelours » ou « carnavaleux », brandissant des « berguenards » (parapluies), portants chapeaux à fleurs et brayant des hymnes (souvent grivois) couverts par les fifres, les tambours et les cuivres.
Inversion à tous les étages : les hommes (poilus en portejartelle) se déguisent en femmes
et inversement, les jeunes en vieux, les blancs en noirs... couleurs criardes de rigueur,
vieux vêtements (fourrures) conseillés, chahut de rigueur et Dunkerque [1] : parapluies, chapeaux de printemps, chants et harengs partout une approche « bon
enfant », sympathique, familiale, débordant d’une envie de s’amuser entre amis dans une
ville entièrement dédiée au carnaval et à ses symboles. Signalons à ce propos le « jet
d’z’harengs ». D’innombrables « klippers » jaillissent des fenêtres de la mairie sur les milliers de « carnavaleux » qui se bousculent pour les attraper au vol.
Plus tard il ne faudra pas s’étonner quand un passant Attention à ne pas vous méprendre : ils ou elles ?
C.B vous abordera avec un rôt de hareng fumé. Que du raffiné vous dis-je. Un dernier point : j’ai vu pour la première fois des gens déguisés en Coluche !